Scar Tissue sort du lot. Sorti en 1999 comme premier single de l’album Californication, il est devenu l’un des morceaux préférés des fans du groupe. Il a remporté le Grammy de la Best Rock Song.
Né d’une période difficile
Scar Tissue est né à une époque dure pour le groupe. Anthony Kiedis luttait contre l’addiction et pour s’en sortir, et le guitariste John Frusciante venait de revenir après son propre combat contre la drogue. Les paroles sont autobiographiques et brutes. Elles parlent des cicatrices que nous portons tous, et de la façon dont elles nous façonnent. D’acceptation, et de la beauté de ce qui est brisé.
Une beauté musicale
Scar Tissue repose sur la retenue. L’intro de John Frusciante est simple et inoubliable, et son solo touche sans en faire trop. La ligne de basse de Flea est mélodique et porte le morceau. Chad Smith sait quand retenir et quand pousser. La production de Rick Rubin laisse au morceau de la place pour respirer.
Le clip
Le clip, réalisé par Stéphane Sednaoui, montre les membres du groupe, cabossés, dans un cabriolet à travers le désert. Pas d’histoire compliquée, juste le groupe, la route et la musique. Le désert sans fin colle aux thèmes du morceau : la solitude, la recherche et, au bout du compte, l’apaisement.
Enregistrer l’émotion
Scar Tissue, on ne le joue pas à la légère, il faut le ressentir. Chez SoundQuest à Veghel, nous avons pris le temps de créer la bonne ambiance. L’atmosphère de salon du studio nous a aidés à nous livrer. Le son de guitare, la voix, les nuances fines : tout devait être juste.
Notre interprétation
En tant que groupe tribute, nous ressentons avec Scar Tissue une grande responsabilité. Le morceau mérite du respect et de l’espace. Dans notre enregistrement, nous avons essayé de capter la fragilité et l’espoir. Nous espérons qu’en l’écoutant, vous ressentirez ce que nous avons ressenti en l’enregistrant.
